L’ïle déserte

Laissez-moi, laissez-moi tranquille,

Laissez-moi, laissez-moi donc tranquille.

 

Je ne suis qu’une île, sans trésor, sans secret.

Je ne suis qu’un point, perdu sur une carte,

Laissez-moi donc tranquille.

Je ne suis qu’une île, déserte et sans âme,

Un point sauvage et tranquille,

Arrêtez donc de me chercher,

De souiller mes côtes,

D’effriter mes falaises.

Calmez donc vos ardeurs,

Vos embruns iodés, vos tumultes trempés.

Je ne serai pas noyée par vos vagues tumultueuses.

 

Laissez-moi, laissez-moi tranquille,

Laissez-moi, laissez-moi donc tranquille.

 

Je ne suis qu’une île, sans secret, sans âme qui vive.

Je ne serai pas l’Atlantide, submergée par un Tsunami.

Je sèmerai des écueils, pointus comme des lames d’aciers.

Je briserai vos lames d’écume, dresserai des remparts.

Vous n’aurez pas ma terre, vous n’aurez pas mon île.

Je ne suis qu’une île, déserte et tranquille.

Pas de secret caché, pas de trésor enfoui,

Juste un point sur une carte.

 

Laissez-moi, laissez-moi tranquille,

Laissez-moi, laissez-moi donc tranquille.

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