Au-delà

Notre société aseptisée nous permet-elle encore de nous dépasser ? Les individus savent-ils encore ce que se dépasser signifie ? Le monde virtuel où l’argent ne se touche plus, où les êtres ne se parlent plus, rend les gens absents, vides, ignorants de leur capacité. Assistés, ils ne recherchent plus la difficulté. Celle qui consiste à aller au-delà de sa douleur, de son effort, de puiser jusqu’à ses dernières ressources physiques. A quoi cela sert-il ? Un sentiment d’être, d’existence, de puissance, de preuve que l’on n’agit pas juste comme un pion, que les décisions nous appartiennent, que nous pouvons nous défendre parce que nous sommes forts. L’envie intellectuelle de lutter contre le quotidien, d’être celui qui ne se noie pas sous les montagnes, mais celui qui s’adapte pour affronter les tâches devenues trop abondantes. Savoir se démultiplier en optimisant ses ressources psychiques, en séquençant les actions, en les traitant en parallèle dans l’ordre adéquat. Que ce soit physique ou psychique, il n’est rien de plus jouissif que cette possibilité d’exploiter au maximum ses capacités, de les tordre, de les étirer, jusqu’à atteindre la limite humaine et pousser le luxe de repousser cette limite, d’aller au-delà de son potentiel.

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