Le conditionnement de l’insouciance

Pourquoi, lorsque les vacances scolaires d’été commencent, le monde s’arrête de tourner ? Il n’y a plus d’informations majeures, elles sont remplacées par des événements sportifs. La météo devient le principal sujet de conversation. Une flemme générale nous envahie, un sentiment d’injustice, d’être celui qui n’est pas encore parti, de devoir attendre son tour pour pouvoir ne rien faire. Ce sont les vacances d’été ! Il fait beau, il faut dépenser, visiter, sortir, assister aux festivals, aux feux d’artifices, profiter des soirées, de ses enfants, du temps. Est-il donc si loin le temps où les saisons gouvernaient le monde ? Aujourd’hui, nous avons le devoir de poser des vacances. Des gens se sont battus pour ce droit. Pendant 2 mois, nous exprimons notre gratitude en modifiant notre routine, nous militons pour la paresse, le ralentissement général dans les tâches quotidiennes, la mauvaise humeur envers ceux qui nous font travailler : nous sommes habitués à cet état de fait. C’est ce qu’on peut définir comme le conditionnement de l’insouciance.

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