Cancan

« Tu sais ce qu’elle a fait ? Elle était encore en train de s’énerver sur son fichier. Elle va encore dire qu’on ne fait pas bien. Elle va cafter, miss Gestapo. »

« Ils sont incroyables les gens, mal élevés, ils se croient tout permis. C’est bon, je vais pas tout faire à sa place au mec. »

Comment des personnes de 30 à 40 ans en sont encore à limiter leur univers sur les qu’en dira-t-on ? Quel est donc l’intérêt de colporter de mauvaises informations, de juger les comportements, d’enfermer les autres dans des a priori ? En quoi ce genre de discussion permet de réfléchir, d’avancer, d’innover ?

Si l’on investit tellement les actes et les paroles des autres, cela signifie-t-il que l’on ne se regarde pas soi-même ? N’a-t-on pas peur d’être également jugé par les autres ? Comment peut-on se sentir bien dans son quotidien avec l’idée que d’autres auront les mêmes mots pour nous ? Ou, être capable de juger nous met-il sur un piédestal, dans une certaine perfection, donc dans l’impossibilité d’être attaqué, critiqué ?

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