Points de vue

Évidemment que j’y étais ! Enfin, j’ai pu faire entendre ma voix, celle des petites gens, celle qui se lève à pas d’heure le matin, qui trime tous les jours pour se retrouver encore et toujours à découvert le 15 du mois. Oui, j’en ai assez. Oui, je suis fatiguée de prendre sur moi, de sourire, d’avancer, de m’en prendre plein la tronche, de me taire. Je suis là, je ne suis pas seule, entendez-moi pour une fois!

Un rassemblement enfin. Ce moment de pétage de plomb, de massacre, de castagne. J’y suis, vous allez voir vos gueules, ça va gueuler, ça va cogner. Je vais vous montrer ce que c’est d’en avoir !

La France est en rogne ! Où est la télé, où est le rassemblement ? Je vais me montrer. Regardez-moi, je vous comprends, je vous connais. Laissez-vous mener, entendez, je peux vous guider !

Il faut ramener des casseurs, détruire l’unité, que le mouvement s’essouffle de lui-même devant l’ampleur de la violence. Qu’ils aient peur de se rassembler, que les extrêmes soient sur le devant de la scène. Le peuple ne pourra cautionner les actions de destruction.

Toujours la même chose, les mêmes qui sont bloqués, que l’on empêche d’aller travailler, que l’on prive d’essence, du droit d’être en sécurité, que l’on bâillonne par la violence qui s’exprime, qui ne les représente pas. La France du milieu, qui espère, qui n’attend pas grand-chose, qui veut avancer.

 

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