L’angoisse de la mort

Elle vient à tout âge, prend différentes formes, l’angoisse de la mort.

A 8 ans, c’est une peur centrée, une peur de tuer par ses pensées, une peur de mourir d’un rhume, une peur de voir s’effondrer le monde parce qu’on n’aura pas écouté suffisamment, parce qu’on aura été en colère.

A 40 ans, c’est une peur d’être le prochain sur la liste, de ne plus avoir d’aîné, de n’avoir pas le temps de commencer sa vie, de ne jamais vivre ses rêves, qu’il n’y ait jamais assez de temps.

A 70 ans, c’est la peur de survivre à l’autre, de ne pas mourir assez vite, de continuer seul.

A l’aube de la mort, malgré l’acceptation, l’angoisse de mort s’exprime par des hallucinations la nuit, des rêves éveillés, de l’agitation nocturne.

L’angoisse de la mort, si difficile à accepter au quotidien, qui peut s’exprimer par des phobies, des névroses, des cauchemars, des pensées morbides, des phases de boulimie ou d’anorexie, des insomnies…

Accepter d’être mortel, fragile, dépendant des circonstances, c’est oser affronter la vie, sentir le temps qui passe, savourer les secondes. Alors, l’angoisse de mort peut devenir pulsion de vie.

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