Relativisme

Mon échelle de valeur est très haute et ne correspond pas à la plupart des personnes que je rencontre.

Il fut un temps où je croyais que l’Autre m’était supérieur, je le mettais sur un piédestal. Quelle déception continuelle, quelle dégringolade, quelle déchéance lorsque celui-ci se montrait ignorant, fainéant, irascible, pathétique.

Il était plus simple de n’attendre rien de précis de l’Autre, pour cumuler les bonnes surprises.

Est-ce rentrer dans le jugement lorsque l’on se montre parfait dans toutes ses actions professionnelles ? Pas de pause, être polyvalent, multitâche, à l’écoute. S je deviens un parangon, dois-je m’attendre à déteindre sur l’Autre ?

Quelle prétentieux notoire que celui qui souhaite influencer son entourage, modifier l’enveloppe de l’Autre !

Et si accepter d’être soi à sa juste valeur, accomplir son quotidien pour son bien-être, sans se préoccuper de l’impact subjectif, étaient la panacée ? Oui, j’accomplis chaque jour mes tâches herculéennes, mais avec le sentiment de la justesse, de l’accomplissement, sans épée de Damoclès éreintante et empoisonnante au-dessus de mes actes.

Et si finalement, j’avais le temps de me regarder ? Et si finalement je m’ennuyais ? Les grandes questions philosophiques n’ont généralement la possibilité d’émerger que lorsque les pensées sont libres de labeur, l’esprit empli d’imaginaire, de mouvement. Lorsqu’il n’y a plus de possibilité de sublimer ses pulsons sexuelles, te temps fait une pause, ralentit, le monde réapparaît et nous regardons ceux qui nous entourent sous un jour nouveau.

Vivement que je retrouve une occupation impliquante, motivante, énergivore…

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