Que reste-t-il ?

Je suis un oignon qu’on épluche peu à peu, en douceur, lentement, couche après couche.

D’abord, la candeur et la naïveté.

Ensuite, les espérances, les rêves et les désirs.

Puis l’amitié, la sincérité, la spontanéité.

Suivi des proches, de ceux qui nous ont fait grandir.

On se rapproche du cœur en retirant tout ce qui a été bâti, construit.

Que reste-t-il alors ? Étrangement, lorsqu’il ne reste plus rien d’autre à éplucher, ce qui survit ce sont la politesse, la bienveillance et la gentillesse. Voici ce qui se cachait derrière toutes ces couches recouvrantes, épaisses, protectrices. Quoi faire de ces restes sinon continuer à avancer en semant ce peu qui permet seulement d’apaiser sans jamais guérir, d’adoucir sans gagner, de calmer sans obtenir.

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