Sorcières et sorciers

Il est toujours étonnant de comparer le traitement différent réservé à l’homme ou à la femme, dans la littérature ou l’imaginaire collectif. Examinons le thème de la sorcellerie.

L’homme sorcier est un sage, un puissant, un dominateur. Il est respecté, admiré, craint. On le suit parce que sa parole est digne, féroce, infinie. Il est ambigu, tangue entre le bien et le mal, se bat contre ses démons. Il se perd dans son pouvoir, est dominé par sa puissance, apprend à le canaliser vers un but, une cause juste.

La femme sorcière, quant à elle, est indissociable de la sexualité. Elle séduit, rentre dans les rêves, manipule. Elle se joue des hommes, se transforme en un idéal, leur fait perdre la tête. Elle utilise les parfums, les herbes, les artifices. Elle aime le sexe, se sert des hommes comme d’un ustensile, les transforme en pantins dociles, obéissants, en armes puissantes, insensibles. Elle est centrée sur sa beauté et sa jeunesse, critères nécessaires à la séduction.

Dans la littérature plus récente et plus féministe, elle est attirée par le côté obscur et sombre de l’homme, qu’elle arrive à rendre meilleur. Elle est forte, puissante, attirante, partagée entre son pouvoir naissant et le monde qu’elle protège. Elle se rapproche de la déesse mère, celle qui est la Terre, la fertilité, la protectrice des êtres.

Dans le monde réel, la femme séduisante, attirante, savante est-elle toujours considérée comme une sorcière ? N’est-ce pas toujours à cause d’un pouvoir obscur qu’elle arrive à manipuler l’homme, à le rendre incapable de réflexion, à le faire obéir à coup de phérormones ?

L’homme qui aime le pouvoir, assoit son autorité, domine est-il un sorcier ? Ou un excellent leader ?

Laisser un commentaire

Evanelunaecrivaine |
Nostralectio |
Lettres aux scienteux |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lectureetecriture
| Pouny11
| Le secret de plume