Le bonheur

Quel terme provocateur, arrogant, persécuteur. Ne pas se sentir heureux serait un crime. Sans cesse reproduire  les schèmes de l’échec, le cercle vicieux qui nous fait retourner vers nos vieux démons serait une évidence, un fardeau éternel.

Et s’il s’agissait d’un choix personnel ? Il est tellement facile de s’appitoyer, de ressentir le monde comme une blessure qui ne guérirait jamais.

Un jour, j’ai décidé que j’allais vivre. J’aurais pu choisir la facilité, quitter ce monde incompréhensible, rester dans mes rêves, mon cocon. J’ai décidé de vivre pour voir ce qui allait m’arriver.

Depuis cette décision, chaque nouveau jour est devenu un inconnu intéressant. Puisque j’avais fait un choix, je ne pouvais plus me plaindre, avoir peur, reculer. Ce qui m’arrivait était uniquement ma faute.

Alors, j’ai avancé chaque matin, j’ai suivi les ordres, les propositions, les possibilités, les lendemains.

Je suis même devenue maman. J’aurai dû mourir alors. J’avais procréé, j’avais rempli mon contrat sur cette terre. Mais je suis toujours vivante et surprise de l’être.

Qu’est-ce que le bonheur ? Avoir du temps pour respirer.

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